La durabilité va bien au-delà de l'économie de ressources précieuses. La responsabilité sociale est un élément essentiel de la stratégie de développement durable de Grohe.
PROJET DE DÉPISTAGE DES DÉCHETS DU PACIFIQUE
Marcella Hansch a une vision. En réalité, elle en a plusieurs : nettoyer nos océans, valoriser les déchets et sensibiliser le public au développement durable. Son projet, Pacific Garbage Screening (PGS), soutenu par GROHE, vise à répondre à ces trois objectifs. Avec une équipe interdisciplinaire de scientifiques, d'ingénieurs et de biologistes marins, Hansch, architecte de formation, développe une plateforme flottante qui collectera les déchets plastiques avant qu'ils ne polluent les écosystèmes océaniques. Grâce à une technologie de pointe, le plastique sera ensuite traité de la manière la plus durable possible. Mais c'est l'objectif final de Hansch : pour l'instant, le projet est toujours en cours. Elle s'occupe donc de façonner sa vision, de faire connaître son travail près de chez elle et au-delà, et de sensibiliser le public aux moyens de protéger la Terre et ses océans.
ENTRETIEN AVEC MARCELLA HANSCH
Le PGS a deux objectifs : développer une technologie permettant de débarrasser nos océans et nos rivières des déchets plastiques et de les recycler de manière durable. L’autre est de sensibiliser le public au problème du plastique grâce à des actions de relations publiques, afin d’inciter les citoyens à changer de comportement.
Comment avez-vous été impliqué dans ce projet ?
Comment s’est déroulée votre mission jusqu’à présent ?
D'un point de vue technique, nous avons commencé avec cette vision ambitieuse pour l'océan. Après avoir discuté avec de nombreux experts, notamment des biologistes marins, nous avons réalisé que l'océan n'était pas le meilleur endroit pour commencer, car c'est la destination finale du plastique. Une fois arrivé, une grande partie s'enfonce dans les profondeurs et cause des dommages avant même d'atteindre les grandes nappes d'ordures où nous souhaitions le collecter. De plus, tout le plastique qui flotte est déjà recouvert de microbes et d'autres organismes. Il constitue en fait un nouvel écosystème à part entière. Notre objectif est désormais d'implanter ces plateformes dans les rivières et les estuaires, car 80 % du plastique terrestre qui pénètre dans l'océan s'écoule des rivières vers la mer, et nous voulons l'arrêter avant qu'il ne puisse atteindre les océans.
Quels sont vos objectifs immédiats et à long terme pour PGS ?
L'objectif à court terme est de développer un prototype d'ici deux ans, que nous pourrons déployer dans les rivières. L'objectif à long terme serait de le déployer non seulement en Allemagne et en Europe, mais aussi dans les rivières d'Asie et d'Afrique, d'où proviennent la majeure partie des rejets de plastique dans l'océan. Nous souhaitons également trouver un moyen durable de recycler le plastique. Et, bien sûr, mettre en place un programme éducatif mondial pour inciter les gens à changer leurs modes de vie.
Quelles technologies pourraient aider à traiter le plastique pour garantir que le PGS soit aussi durable que possible ?
Le recyclage des matériaux n'étant pas forcément la meilleure option pour les plastiques dégradés récupérés dans l'environnement, nous recrutons quelques partenaires pour explorer différentes pistes. L'une d'elles consisterait à transformer le plastique en pétrole, mais ce n'est pas la meilleure solution, à mon avis, car nous finirions par le brûler à nouveau. Ce ne serait donc qu'une première étape. Une autre approche consisterait à le gazéifier pour obtenir de l'hydrogène, utilisable de manière durable pour la production d'énergie. Nous pourrions également travailler avec des microbes capables de décomposer la structure moléculaire du plastique et du plastique composite, ce qui permettrait de valoriser les composants de base pour créer de nouveaux produits à plus forte valeur ajoutée.
Des projets similaires ont déjà rencontré des difficultés logistiques et techniques insurmontables. Pourquoi pensez-vous que PGS sera différent ?
Comment les consommateurs peuvent-ils vous soutenir ?
Bien sûr, nous sommes toujours à la recherche de dons pour nous aider à concrétiser ce projet. Vous pouvez devenir membre à partir de seulement 12 euros par an : ce n'est pas énorme, mais cela nous aide à poursuivre notre travail. Par ailleurs, chacun peut apporter sa petite contribution au développement durable au quotidien ; rien n'est trop petit pour faire la différence.
